versión español

 

 



Description générale

Situé sur le flanc nord-ouest du continent sud-americain, l´Equateur confine avec le Pérou, la Colombie et l´océan Pacifique à l´Ouest.  Le pays est traversé par la ligne équatoriale.


La Côte, la Sierra, l´Amazonie et l´Archipel des Galápagos constituent les quatre régions géographiques de l´Equateur. Elles se différencient l´une de l´autre par un climat propre et des paysages uniques, faisant de ce pays un paradis de contrastes naturels
    Superficie totale:  256.444  km2
    Population (2001 est.) 13´183.978
    Capitale: Quito
    Provinces (22): Azuay, Bolívar, Cañar, Carchi, Chimborazo, Cotopaxi, El Oro, Esmeraldas, Galápagos, Guayas, Imbabura, Loja, Los Ríos, Manabí, Morona-Santiago, Napo, Orellana, Pastaza, Pichincha, Sucumbíos, Tungurahua, Zamora-Chinchipe.
    Villes principales: Quito (pop. est. 1´500.000), Guayaquil( pop. est. 2´000.000) et Cuenca (pop. est. 260.000). Les villes de Quito et de Cuenca ont été déclarée par l´UNESCO “Patrimoine Culturel de l´Humanité”.
    Point culminant: Chimborazo (6370 m). Le Cotopaxi (5897 m) est le plus haut volcan en activité du monde.
    Ressources naturelles: pétrole, produits de mer (thon et crevettes), café, cacao, banane, fleurs, tourisme.
    Les Iles Galápagos font partie de l´Equateur. Elles ont été déclarées par l´UNESCO “Patrimoine Naturel de l´Humanité”.
    Répartition ethnique: Il y a une majorité de métis, des communautés indiennes importantes et variées, des groupes de population noire et une minorité blanche.


    Langues: Espagnol et Quechua

    D'un point de vue géographique, l'Equateur est un petit pays. Toutefois, il se caractérise par une singulière topographie, la diversité de ses zones climatiques, et une prolifique population d'espèces animales et végétales. Le voyageur n'a pas besoin de traverser ses frontières pour passer, en quelques heures, de la jungle tropicale aux contreforts et hauteurs de la Cordillère des Andes, et pour redescendre ensuite vers la Côte Pacifique, contemplant ainsi, ébloui, une succession interminable de paysages naturels.

    En parcourant le merveilleux monde naturel de l'Equateur, on peut suivre le cours de larges fleuves et d'étroites rivières, se reposer au bord de lacs cristallins, explorer de mystérieuses grottes et admirer des espèces végétales et animales uniques en leur genre, dont l'évolution s'est déroulée loin de l'Homme sur des îles désertes du Pacifique.

De la Sierra à la Côte, la proverbiale diversité de l'Equateur se reflète également chez ses habitants, dont les origines et les traditions se sont constituées en fonction de leur milieu géographique immédiat.

Notre objectif est de continuer à respecter et à protéger l'environnement, et nous vous invitons à vous joindre à nous et à découvrir un pays très particulier.

Symboles patriotiques

Le Blason

Cet emblème significatif a été déclaré Blason officiel de la République de l'Equateur par le Congrès National d'octobre 1900, qui avait déjà officialisé le Drapeau tricolore. Le Blason adopté est celui qui avait été choisi par la Convention Nationale réunie à Cuenca en 1845, mais le Drapeau bleu ciel et blanc est abandonné au profit des couleurs jaune, bleu et rouge.

Les Armes de l'Equateur comportent un cadre ovale renfermant dans sa partie supérieure interne le soleil et une ellipse, sur laquelle figurent les signes zodiacaux du Bélier, du Taureau, des Gémeaux et du Cancer, correspondant aux mois de mars, avril, mai et juin, riches en grands événements historiques.

Dans la partie inférieure droite est représenté le Chimborazo (le volcan enneigé le plus élevé du pays), donnant naissance à un fleuve (le Guayas), sillonné par un bateau à vapeur, souvenir du premier navire construit en Amérique du Sud, dans les chantiers navals de Guayaquil, dont le mât est un caducée, symbole de la navigation et du commerce, sources de prospérité pour l'Equateur. Le Blason repose sur des faisceaux consulaires, expression universelle de la dignité républicaine, et est orné extérieurement des drapeaux nationaux et de branches de palmier et de laurier proclamant la paix. Il est surmonté d'un condor aux ailes déployées.

Composé du Drapeau tricolore portant en son centre le Blason décrit ci-dessus, le Pavillon National est placé en évidence dans les institutions et les bureaux gouvernementaux et arboré aux défilés et cérémonies publics.

Le Drapeau

De couleur jaune, bleu et rouge, le Drapeau de l'Equateur a été adopté comme étendard d'un Etat encore naissant par l'Assemblée Constituante réunie à Riobamba en 1830 ; toutefois, cet emblème inspiré du drapeau tricolore arboré en 1806 par le Précurseur de l'Indépendance Américaine, le Général Don Francisco Miranda, a connu quelques variantes au cours de la vie politique de la Nation, car il fut également le Drapeau de la Grande Colombie, union politique créée par le Libérateur Simón Bolívar, dont faisaient partie l'Equateur, la Colombie, le Panama et le Venezuela actuels.

L'Emblème National devint bleu ciel et blanc à partir de mars 1845, année du triomphe de l'insurrection dirigée contre le Président Flores lors de la "Revolución Marcista", (ainsi nommée pour avoir eu lieu au mois de mars) et demeura tel jusqu'à ce que le Président García Moreno restaure, en 1860, l'usage du drapeau tricolore comme symbole de l'unité nationale, décision ensuite confirmée par la Convention Nationale de 1861.

Le 31 octobre 1900, par Décret Législatif sanctionné par le Président Eloy Alfaro, le pavillon tricolore est proclamé drapeau officiel de la République de l'Equateur, avec une réserve : la bande jaune doit être deux fois plus large que celle des deux autres couleurs. A compter de cette date, il constitue, avec l'Hymne et le Blason, la trilogie des emblèmes nationaux.

Signification des Couleurs:
Le jaune symbolise la richesse du sol équatorien ; le bleu, l'Océan Pacifique qui baigne le pays à l'Ouest ; le rouge, le sang versé par ses héros pour obtenir l'Indépendance de la Nation.



L´Hymne National

"L'Hymne est l'expression des profonds sentiments patriotiques de l'Equateur ; sa fierté d'avoir un si noble passé et sa foi dans le glorieux destin que lui réserve l'avenir." (Père Aurelio Espinosa Pólit S.J.)

Les paroles de l'Hymne National de l'Equateur ont été écrites en novembre 1865 par l'illustre poète, romancier, historien et polémiste Juan León Mera, originaire de la ville d'Ambato. Elles se composent d'un refrain de quatre vers, que l'on chante au début et à la fin, et de six strophes, la deuxième étant interprétée tout de suite après le refrain.

En écoutant la lecture de cet Hymne faite par Juan León Mera lui-même, alors Secrétaire du Sénat, les Législateurs faisant partie du Congrès en 1865 l'acceptèrent à l'unanimité et demandèrent au Maestro Antonio Neumane d'en composer la musique.

Né en Corse le 13 Juin 1818, Antonio Neumane Marno exerçait les fonctions de Directeur des Fanfares Militaires de Guayaquil. Lorsqu'on lui confia le soin d'écrire la musique de l'Hymne, il résidait dans l'une des maisons du quartier romantique de "Las Peñas", où il composa la partition. Cette demeure fait aujourd'hui partie du patrimoine national, de même que la ferme familiale de Juan León Mera à Atocha, près d'Ambato.

En 1948, le Congrès décréta que l'Hymne composé par Mera et Neumane serait officiellement l'Hymne National de l'Equateur, car : "… bien qu'il n'ait pas reçu de sanction légale, il a été adopté de fait comme Hymne National par le Gouvernement de la République et est chanté depuis soixante-neuf ans avec une ferveur unanime et une dévotion patriotique par l'ensemble du peuple équatorien…", ainsi que le souligne le Décret mentionné dans l'un des ses considérants.

Finalement, le 13 novembre 1991, la Session Plénière des Commissions Législatives du Congrès National déclare officielles et immuables les paroles et la musique de l'Hymne National.

Histoire

"Historia del Ecuador"
oeuvre de Galo Galecio, fresque de la Casa de la Cultura Ecuatoriana "Benjamín Carrión"


Chronologie Historique de l´Équateur (*)


12000 av. J.-C. : Premières traces de peuplement sur le territoire équatorien.
3000 av. J.-C. :   Evidences de peuples agricoles. Culture Valdivia.

500 :      Commence une période d'intégration qui constituera une première forme d'organisation de l'Etat : les seigneuries ethniques.

Ingapirca
1460 :      Tupac-Yupanqui entame l'expansion inca vers les Andes du nord. Il occupe la seigneurie Cañari.

1487 :      Huayna-Capac conquiert les seigneuries du nord (Caranqui-Cochasqui), ce qui met un terme à l'occupation inca de l'actuel territoire équatorien.

Vasco Núñez de Balboa (1475-1519)
1492 :    (12 octobre) Christophe Colomb atteint le continent américain. Premier voyage.
1513 :    Vasco Nuñez de Balboa traverse l'isthme de Panamá et atteint l'océan Pacifique.

1525 :   Première association de Pizarro et Almagro pour explorer le sud de Panamá.

Francisco Pizarro (1471-1541)


1526 :
Bartolomé Ruiz touche les côtes de l'actuel territoire équatorien. Un an plus tard, Pizarro y parvient également.
1530 :   Mort de Huayna-Capac. Début de la guerre de succession entre Huascar et Atahualpa, qui aboutit au triomphe de ce dernier.
1532 :    Les conquistadores espagnols dirigés par Pizarro entrent dans le territoire du Tahuantinsuyo.


1533 :    Exécution d'Atahualpa par les Espagnols, à Cajamarca.

Sebastián de Benalcázar
1534 :      Les conquistadores dirigés par Almagro envahissent le nord du Tahuantinsuyo. Rumiñahui organise la résistance mais est vaincu. Sebastián de Benalcázar occupe la ville indienne de Quito et y fonde San Francisco de Quito (6 décembre).

1538 (25 juillet) Fondation définitive de Guayaquil.
1541 : Gonzalo Pizarro commande une expédition que Francisco de Orellana, sans Pizarro, achèvera un an plus tard. Orellana atteint, avec son équipe, le fleuve Amazone.
1542 :
Proclamation des "Lois Nouvelles", qui imposent des limites au système de la encomienda, provoquant une révolte des encomenderos espagnols.
1546 : Fondation de Loja. Gonzalo Pizarro remporte la bataille d'Iñaquito contre le vice-roi Nuñez de Vela. Deux ans après, il est vaincu et exécuté.
1557 :   (12 avril) Fondation de Cuenca.
1563 : Création de la Real Audiencia de Quito.
                 
1586 : Les Augustins fondent San Fulgencio, la première université quiténienne.
1587 :   Le vice-roi Toledo réforme l'administration coloniale.
1589 :  Les Jésuites fondent le Séminaire San Luis.
1592 :   Rébellion des Alcabalas (impôt sur les transactions commerciales) à Quito.
1622 :   Ouverture à Quito de l'Université San Gregorio, dirigée par les Jésuites.
1645 : Mort de Mariana de Jesús Paredes y Flores, déclarée en 1950 première sainte équatorienne.
1660 :   Eruption du volcan Pichincha.
1684 : Guayaquil subit l'un des nombreux assauts des corsaires anglais.
1718 :   La Real Audiencia de Quito est supprimée. Son territoire passe sous administration de la Vice-royauté de Santa Fe de Bogotá.
1722 :  La Real Audiencia de Quito est rétablie, sous administration de la Vice-Royauté du Pérou.
1736 : Arrivée à Quito de la mission géodésique.
1739 :   L'Audience de Quito est incorporée définitivement à la Vice-Royauté de Santé Fe de Bogotá.
1754 :    Arrivée à l'Audience de la première imprimerie.
1765 :   Soulèvement des quartiers de Quito. Rébellion contre les Estancos (monopole royal concernant des produits comme le tabac, les alcools, les timbres, la poudre…).
1767 :  Le Roi d'Espagne ordonne l'expulsion de la Compagnie de Jésus de tous les territoires, européens et américains, de son royaume.
1789 :   Université Saint Thomas d'Aquin dirigée par les Dominicains.
       
1792 :      
Premier journal Primicias de la Cultura de Quito, édité par Eugenio Espejo


Eugenio Espejo

1809 :
(10 août) Les créoles ne reconnaissent pas le Gouvernement espagnol et constituent une junte souveraine, présidée par Pío Montúfar, Marquis de Selva Alegre.
1810 : (2 août) Révolte populaire à Quito. Exécution des protagonistes du 10 août qui avaient été faits prisonniers.
1811 : Etablissement d'une nouvelle Junte Souveraine.
1812 :     Rédaction de la Première Constitution de Quito indépendant.
1820 : (9 octobre) Guayaquil proclame son indépendance. (3 novembre) Indépendance de Cuenca.
1821 :    Le Gouvernement de Guayaquil demande de l'aide à la Colombie. Le Général Sucre arrive au Port Principal.


1822 : (24 mai) L'armée dirigée par Sucre remporte la Bataille de Pichincha sur les forces espagnoles. Quito est alors annexée à la République de la Colombie. Bolívar et San Martín se rencontrent à Guayaquil, qui est également annexée à la Colombie.

Antonio José de Sucre
1826 :   Etablissement définitif de l'Université Centrale.  
1828 : Début de la guerre entre la Colombie et le Pérou à cause d'un problème de frontière. La flotte péruvienne bombarde Guayaquil.  
1829 :   (27 février) Victoire de l'Armée de la Colombie dirigée par Sucre contre les forces péruviennes à Tarqui. Signature des Traités de Guayaquil.  
1830 :        
(13 mai) Le Distrito del Sur se sépare de la Colombie pour former un Etat indépendant : naissance de l'Equateur. (4 juin) Le Maréchal Sucre est assassiné à Berruecos. (14 août) La Première Assemblée Constituante émet la première Charte Fondamentale et nomme Président le Général Juan José Flores. (17 décembre) Mort du Libertador Simón Bolívar.

Simón Bolívar


1832 : L'Equateur prend possession des îles Galápagos.
1833 : Parution du journal El Quiteño Libre, dont certains rédacteurs sont assassinés.
1834 : La "Dette Colombienne" est partagée par le Venezuela, la Colombie et l'Equateur. Début de la "Dette anglaise".
1835 :   Après une guerre civile, Flores remet le pouvoir à Vicente Rocafuerte, qui gouverne jusqu'en 1839.
1845 :    (mars) La Revolución Marcista à Guayaquil écarte Flores du pouvoir.
1851 : Le Général José María Urvina, en sa qualité de Chef Suprême, abolit l'esclavage des Noirs.
1858 :    Le Pérou déclare la guerre à l'Equateur et bloque la côte.
1859 :    Les forces péruviennes poursuivent la guerre et débarquent à Guayaquil. Le Gouvernement éclate et le pays se divise en quatre gouvernements régionaux.
1860 :      Une coalition nationale, avec à sa tête Gabriel García Moreno, remporte la guerre civile. Fin du conflit militaire avec le Pérou.
1863 :   Guerre avec la Colombie : l'armée équatorienne est vaincue à Cuaspud.

 
1868 :   
Fondation du Banco Central del Ecuador (Banque Centrale de l'Equateur)

Banco Central del Ecuador
                       
1869 :  
Coup d'Etat organisé par Gabriel García Moreno, qui exerce un pouvoir absolu.
1875 :   (6 août) Assassinat de García Moreno à Quito.
1883 :   Fondation de l'Union Républicaine (Parti Conservateur), premier parti politique.
1884 :   Début de la guérilla montonera (libérale) sur le littoral.
1885 : Le "sucre" est adopté comme monnaie de l'Equateur.
1888 :   Début de la publication de la Historia General de la República del Ecuador, par Federico González Suárez.

             
1895 :   
 
(5 juin) Début de la Révolution Libérale commandée par Eloy Alfaro.

Eloy Alfaro

1902 :
Loi sur le Mariage et le Divorce.
1906 : Succès d'une nouvelle révolution d'Alfaro. Création de la Charte Constitutionnelle, qui prévoit des réformes libérales et sépare l'Eglise de l'Etat.
1908 : Inauguration du chemin de fer entre Guayaquil et Quito. Nationalisation définitive de plusieurs biens de l'Eglise.
1910 : Un conflit international avec le Pérou éclate, en raison du rejet de l'arbitrage du Roi d'Espagne relatif aux frontières.
1911 : Alfaro doit quitter la présidence. Début d'une révolution radicale.
1912 : (12 janvier) Eloy Alfaro et plusieurs de ses lieutenants sont assassinés à Quito.
1913 : Début à Esmeraldas de la Revolte Conchista (du colonel Concha).
1918 : Abolition de la prison pour endettement, base légale du concertaje indien.
1920 : Crise de production et de commercialisation du cacao.
1922 : (15 novembre) Après une grève générale, plusieurs ouvriers sont repoussés et des centaines d'entre eux se font tuer à Guayaquil.
1925 : (juillet) Une révolte militaire renverse le Gouvernement. Début de la réforme juliana.
1928 : Une nouvelle Constitution propose des réformes sociales, dont le droit de vote pour les femmes.
1941 : L'armée péruvienne envahit le territoire équatorien, essayant ainsi de passer outre l'arrangement trouvé au sujet du problème des frontières.
1942 : (29 janvier) L'Equateur, occupé par les Péruviens, est contraint de signer, à Rio de Janeiro, un traité frontalier avec le Pérou, auquel il cède presque la moitié de son territoire.
1944 :
Une révolte populaire renverse le Gouvernement d'Arroyo del Río. Velasco Ibarra assume le pouvoir.


José María Velasco Ibarra


1949 : (5 août) Un tremblement de terre détruit Ambato et plusieurs villes de la province de Tungurahua.
1952 :  Les pays du Pacifique Sud proclament 200 miles de souveraineté.
1963 : Dictature militaire.
1964 : Loi de réforme agraire.
1966 L'Université Centrale est investie par l'Armée. Fin de la dictature.
1967 Le premier gisement pétrolier est localisé en Amazonie.
     

1969 : L'Equateur entre dans le Groupe d'Intégration Andine.
1972 : Nouvelle dictature et "boom du pétrole".
1977 :   Les ouvriers de la sucrerie Aztra sont violemment repoussés et plusieurs dizaines d'entre eux sont assassinés.
1978 : Une nouvelle Constitution est approuvée, dans laquelle les analphabètes ont le droit de vote.
1979 : Fin de la dictature.
1981
Le Président Roldós meurt dans un accident d'avion. Osvaldo Hurtado lui succède.
                    


Jaime Roldós


1987 : (mars) Un tremblement de terre détruit plusieurs localités et endommage l'oléoduc.
1990 : (4 juin) Soulèvement des peuples indiens de l'Equateur.
1996 : Abdalá Bucaram est élu Président, mais il est renvoyé par le peuple (février 1997)
1997 : Le phénomène d'El Niño cause de lourds dégâts. Une Assemblée Constituante est créée pour modifier la Constitution.
1998 : Jamil Mahuad (démocratie chrétienne) est élu Président et signe un Traité de Paix définitif avec le Président péruvien Alberto Fujimori.
2000 : Pour faire face à la crise économique, le Président Mahuad ordonne un gel bancaire de sept ans, puis la dollarisation de l'économie du pays. Les Indiens s'y opposent et marchent dans la capitale et dans d'autres villes. Quelques militaires soutiennent les Indiens et forment un triumvirat (un chef Indien, un chef militaire et un ancien ministre de la Cour Suprême de Justice) qui destitue le Président Mahuad. Il cède le pouvoir au vice-président Gustavo Noboa qui, devenu Président, confirme la dollarisation de l'économie : le "sucre" disparaît au profit du dollar américain.
** 2002 : La crise économique est endiguée, et après une période de stabilité et d'intégration sur le plan international, des élections présidentielles sont organisées. Le régime démocratique se stabilise.

* Chronologie extraite, avec l'aimable autorisation de son auteur, de l'ouvrage intitulé "L'Equateur" d'Omar Guerrero (Editions Jean-Paul Gisserot). En vente à la FNAC et dans d'autres librairies. Prix : 4,75 €.
** Note de l'Ambassade de l'Equateur en France.
Géographie

Equateur : Terre de Diversité

L'Equateur possède la plus grande diversité animale et végétale du monde. Sa richesse biologique se manifeste à travers un large éventail d'organismes. En effet, 10% des espèces de plantes vasculaires existant sur Terre sont concentrées sur une surface qui représente à peine 2% de la superficie totale de la planète. Les différents écosystèmes de l'Equateur ont interagi de multiples façons tout au long de l'histoire géologique du pays.

Imaginez toutes ces régions réunies dans un seul pays : l'Archipel des Galápagos, la Côte Pacifique, la Cordillère des Andes et le Bassin Amazonien, paysages de sommets andins, de bois secs tropicaux et de forêts humides, d'étendues désertiques et de volcans enneigés, de lacs glaciaires et tectoniques, de forêts de mangroves... Par ailleurs, n'oubliez pas de visiter la côte Pacifique, regorgeant d'espèces symbiotiques dont la vie s'enrichit des courants chauds et des courants froids.


LA FLORE :
Le sol accueille 25000 espèces de plantes vasculaires. La famille des orchidées – Dodson en a identifié 2725 espèces en Equateur – comprend approximativement 11% des espèces existant dans le monde et 30% des espèces répertoriées en Amérique Latine. Les Andes regroupent 1050 espèces, tandis que 850 ont été inventoriées en Amazonie et sur le littoral.

LA FAUNE :
Environ 3800 espèces de vertébrés, 1550 espèces d'oiseaux, 320 espèces de mammifères, 350 espèces de reptiles, 375 espèces d'amphibiens, ainsi que 800 espèces de poissons d'eau douce et 450 espèces de poissons d'eau de mer, ont été répertoriés en Equateur.

L'Equateur possède davantage d'espèces d'oiseaux que tout autre pays latino-américain, puisqu'il rassemble 18% du total des espèces existant dans le monde. Bien que le Brésil soit 30 fois plus grand que l'Equateur, il comporte le même nombre d'espèces d'oiseaux.


Près de 15% des espèces endémiques du monde se retrouvent dans la Sierra, la Côte et la Région amazonienne. Par ailleurs, l'Equateur possède la densité d'oiseaux la plus importante au monde.

Le sol de l'Equateur abrite plus d'un million d'espèces d'insectes, dont 2500 nocturnes.

En résumé, le trésor faunistique de l'Equateur est supérieur à celui de tout autre écosystème.

Les Andes


La formation de la chaîne montagneuse des Andes a commencé il y a cinq millions d'années, au début du Pliocène. La Cordillère divisa l'Equateur en deux plaines recouvertes de forêts, avec une étroite bande intermédiaire bordée par "l'Avenue des Volcans". Dans cette région se développèrent une flore et une faune d'une indescriptible richesse, s'adaptant à des températures basses, à des vents forts, à un intense rayonnement ultraviolet, à la pluie, à la grêle, à la neige et aux hautes altitudes.

La Cordillère des Andes traverse l'Equateur du nord au sud et est divisée en trois secteurs : la Cordillère Orientale, la Cordillère Interandine et la Cordillère Occidentale.

Dans la Sierra, l'hiver ou saison pluvieuse dure d'octobre à mai, avec une température annuelle moyenne qui varie de 12° à 18°C. Les variations quotidiennes peuvent être extrêmes, avec des journées chaudes et des nuits fraîches. On décrit le climat équatorien comme un "éternel printemps".

Les conditions climatiques existant dans la Sierra, ainsi que l'activité volcanique, ont stimulé un développement particulier des espèces végétales, qui caractérise les beaux paysages de la zone connue sous le nom de "páramo". Le dixième de la superficie de l'Equateur (soit 27000 km²) est recouvert de páramos ou végétation sèche. Située entre 3500 et 4500 mètres au-dessus du niveau de la mer, la région du páramo est un habitat idéal pour les condors, les caracaras, les cerfs, les lamas, les vigognes, les colibris et les fleurs multicolores.

Les páramos andins se caractérisent par la présence de plantes graminées, de mousses et d'autres végétaux particuliers. Les páramos du nord, notamment celui d'El Angel, sont célèbres pour leurs frailejones géants (Espeletia). Par ailleurs, ceux qui se trouvent sur les contreforts de la Cordillère sont riches en bruyères, lichens, et mousses recouvrant les arbres, qui servent de refuge aux ours, aux tapirs et aux pumas.


Les principales villes de la Sierra sont Quito, Cuenca, Ibarra, Ambato, Riobamba et Loja.

La Côte


La Côte est une région située à l'ouest de la Cordillère des Andes, traversée du nord au sud par une chaîne montagneuse de faible altitude, comportant de vastes plaines alluviales.
La Côte est constituée de trois écosystèmes principaux : les forêts tropicales humides du nord ; les savanes tropicales du centre et du sud-ouest ; et les forêts sèches de la frange péninsulaire occidentale et méridionale. Le long du littoral, on distingue deux écosystèmes supplémentaires, caractérisés par leurs communautés animales et végétales : la mangrove et les plages et falaises, célèbres pour leur formation rocheuse particulière.


La température moyenne sur la Côte est de 22°C. L'hiver dure de décembre à mai et l'été de juin à décembre. Le courant chaud connu sous le nom d'El Niño entraîne une augmentation des indices de pluviosité entre les mois de janvier et mai.

On peut trouver de vastes zones dominées par une végétation primaire : une forêt sèche de 369 km² ; une forêt humide de 12000 km² et une forêt fluviale de 4000 km², pour ne citer que quelques exemples.

Sur la Côte, d'importants produits d'exportation tels que la banane, le café, le cacao, ou encore le riz, le soja, la canne à sucre, le coton, les fruits, ainsi que d'autres cultures tropicales destinées à satisfaire la demande des marchés nationaux et internationaux, sont cultivés de façon extensive.

Les mangroves et le milieu marin offrent aux poissons et aux crustacés un habitat idéal, attirant ainsi plusieurs milliers de petits pêcheurs qui profitent de l'abondance de cette ressource. Des centaines de personnes travaillent dans des exploitations d'élevage de crevettes, dont la superficie totale atteint 126 000 hectares. La crevette est l'une des principales productions de l'Equateur.

Les villes portuaires de Guayaquil, Puerto Bolívar, Manta et Esmeraldas sont situées le long de la côte, agrémentée de nombreuses zones de pêche et d'excellents sites pour la pratique des sports nautiques. La région compte cinq provinces : Esmeraldas, Manabí, Guayas, Los Ríos et El Oro, chacune proposant divers endroits attractifs et une végétation variée allant des forêts humides jusqu'à la jungle et aux zones semi-désertiques.

Les principales attractions de la province d'Esmeraldas sont les plages et les complexes touristiques tels qu'Atacames et Casablanca, ainsi que les villages de pêcheurs, les mangroves et les sites archéologiques. Au large des plages, les eaux sont riches en crevettes, huîtres, langoustes, crabes, clovisses et autres crustacés.


La réserve bio-anthropologique de la Communauté Awa et la Réserve Cotacachi-Cayapas, typiques de la forêt humide, se trouvent dans la partie nord de la province d'Esmeraldas. Cette zone d'une extrême humidité comprend une communauté végétale complexe, aux multiples espèces. Dans cette zone, qui s'étend de l'Equateur jusqu'à une partie de la Colombie, vivent les Indiens Chachis, également nommés Cayapas, ainsi que de nombreux Indiens Awa et une population noire. La diversité des ressources naturelles de la province de Manabí en fait un lieu particulièrement attrayant. Les touristes y trouveront des paysages pittoresques parmi lesquels des villages de pêcheurs, des forêts de mangrove, des plages, des zones protégées, des îles et des sites archéologiques. Le port de Manta et la station balnéaire de Bahía de Caráquez comptent parmi les grands centres commerciaux et touristiques.


Le Parc National Machalilla s'étend sur une surface de 55 040 hectares, comprenant les îles de Salango et de La Plata, et représente le cœur de la région. Le parc englobe trois zones climatiques : la forêt humide, la forêt sèche et la forêt très sèche, qui toutes apportent une très grande diversité d'habitats pour les plantes et les animaux. Chaque année, les plages de Salinas, Ballenita et Pasaje attirent des milliers de touristes.


La province de Guayas possède l'un des écosystèmes les plus importants du pays : le Golfe de Guayaquil, alimenté par 1526 m3 d'eau douce par seconde. La province compte six zones protégées, administrées selon différentes catégories. La zone protégée la plus importante est la Réserve Ecologique de la Mangrove de Churute, près de Guayaquil, où l'on peut observer et étudier une grande variété d'espèces, d'oiseaux aquatiques et autres animaux.

Le paysage côtier de la province de Guayas est aride en raison de l'influence du courant de Humboldt et abrite une importante végétation xérophyte. Les plantes se sont adaptées à ce milieu, transformant leur feuillage en épines et se dotant d'un système de racines très profondes. En 1985, on a découvert une nouvelle espèce d'oiseau, appelée perruche d'El Oro (Pyrrhura orcesi). Le Bois Pétrifié de Puyango, l'un des sites les plus spectaculaires pour l'étude de la paléontologie, appartient aux zones semi-désertiques de cette province.

De Pasaje à Zaruma-Piñas, les forêts sont riches en oiseaux et en orchidées. La route Pasaje-Cuenca-Girón est agrémentée de superbes points de vue.

La Région Amazonienne

L'Amazonie équatorienne couvre d'une végétation exubérante propre aux forêts humides tropicales une superficie de 120 000 km². La Cordillère des Andes constitue la limite occidentale de cette région, tandis que la Pérou et la Colombie la bordent respectivement au sud et au nord.


Les fleuves amazoniens ont charrié depuis les Andes une grande quantité de matériaux, formant des sols alluviaux et des terrasses utilisées pour l'agriculture.


La température annuelle moyenne varie entre 24 et 25°C. Bien que les mois de décembre à février soient les plus secs, la région reçoit uniformément entre 300 et 400 cm de précipitations tout au long de l'année.

L'attraction majeure des forêts hautes est la végétation en général, et plus particulièrement les arbres, dont certains s'élèvent à plus de 45m de hauteur. Les espèces fréquemment rencontrées dans la région sont la cannelle, l'arbre à soie, le jacaranda et diverses plantes légumineuses. Les plaines alluviales s'étalent sur les berges des principaux fleuves et présentent d'importantes concentrations de palmiers.

La principale voie d'accès touristique est le Río Napo, l'un des grands affluents de l'Amazone. Le bassin du Napo a une longueur de 1 400 km, et sa largeur varie de un à cinq kilomètres. En raison de la dynamique fluviale, les 130 îles du Napo sont couvertes de jeunes forêts, refuge et zone de nidification d'un grand nombre d'oiseaux.
Les indigènes et les colons ont établi des communautés tout au long du fleuve Napo, parfois près de petits hôtels et de maisons d'hôtes. La majeure partie des rives est recouverte de forêts tropicales et, depuis des millions d'années, les lits des fleuves ont constitué de jolis lacs.

Au cours de l'histoire, les peuples indigènes ont réussi à entretenir une existence productive, au sein des écosystèmes existant dans la forêt humide. Les ethnies les plus importantes de l'Amazonie équatorienne sont : les Sionas-Secoyas, les Cofanes, les Huaoranis, les Quichuas de l'Oriente, les Shuars et les Achuars.

L'écosystème amazonien, notamment sa forêt humide tropicale, est considéré comme l'un des habitats végétaux et animaux les plus riches et les plus complexes du monde. La caractéristique essentielle de la région est l'existence d'une flore et d'une faune prolifiques, présentant d'extraordinaires variations de macro et micro-habitats.

Dans la jungle correspondant à l'Amazone supérieur, 100 espèces d'arbres par acre ont été identifiées. Pour pouvoir mesurer toute l'ampleur de ce chiffre, il faut savoir que les forêts les plus denses d'Amérique Centrale comportent à peine 40 espèces par acre. Quant aux forêts tempérées d'Amérique du Nord et d'Europe, elles comptent rarement plus de 20 espèces par acre.

Les rivières, les lacs, les cours d'eau et les marais de l'Amazonie abritent 600 espèces de poissons et plus de 250 espèces d'amphibiens et de reptiles. Deux espèces de caïmans atteignent plus de quatre mètres de long dans les lacs des bassins du Napo et de l'Aguarico.

Des mammifères typiques de l'Amérique du Sud, parmi lesquels les tatous, les ours mellifères et les paresseux, vivent dans la région amazonienne équatorienne. Les chauve-souris de l'Amazonie forment un groupe cosmopolite composé de plus de 60 espèces. Autres mammifères de la forêt humide tropicale : les tapirs, les singes, les ocelots et les jaguars. Une marche à travers la forêt permettra aux touristes d'observer des singes, des ours et des grands rongeurs, ainsi que des lamantins et des caïmans dans les lacs.

Les oiseaux sont le groupe le plus important des vertébrés amazoniens, puisqu'il rassemble quasiment mille espèces, qui se répartissent entre les forêts, les lacs et les zones découvertes. Tous les écosystèmes amazoniens sont peuplés d'oiseaux multicolores. On aperçoit fréquemment, dans l'eau ou sur la terre ferme, des perroquets, des aras et des tangaras.

Dans toute l'Amazonie, on compte d'innombrables hérons et mouettes.

Le vaste système des parcs nationaux de l'Equateur, ainsi que les stations scientifiques et les aires protégées, couvrent près de 3 035 250 hectares. Afin de conserver et de protéger ces endroits uniques et très fertiles, l'Equateur a créé, entre autres, la Réserve de Biosphère du Parc National Yasuní, la Réserve Ecologique de Limoncocha et la Réserve Faunistique de Cuyabeno. Les bassins du Napo et de l'Aguarico offrent de multiples opportunités d'observer les différents écosystèmes, plaines alluviales, marais et zones inondées, toutes peuplées par une grande variété d'espèces. Les fleuves Yuturi, Yasuní, Tipitini, Tivacuno et Cononaco sont entièrement cernés par la forêt vierge.

Les Îles Galapagos

Visiter les îles Galápagos, c'est découvrir la nature à l'état pur. A tel point que cet archipel incita le jeune naturaliste anglais Charles Darwin, qui s'y rendit en 1835, à écrire son célèbre livre intitulé "L'Origine des Espèces", qui a révolutionné le monde.

Situé à 1000 km au large des côtes équatoriennes, ce mystérieux et fascinant archipel est composé de 13 grandes îles, 6 petites et plus de 40 îlots. Sa superficie totale est de 8010 km².

Une grande partie de l'archipel se trouve au sud de la ligne équatoriale, là où convergent plusieurs courants marins. En fait, les Galápagos sont le résultat de tous les éléments nécessaires à la constitution d'une merveille à la fois zoologique, botanique et géologique.

Les îles ont émergé de l'Océan Pacifique il y a cinq millions d'années, à la suite d'éruptions volcaniques sous-marines. Ce sont les formations de lave et la roche volcanique qui donnent aux touristes l'impression de se trouver "dans un autre monde" lorsqu'ils visitent les Galápagos.

Le processus d'évolution, le climat, les courants marins et l'absence relative d'ennemis prédateurs – y compris l'homme – font de cet archipel l'un des plus rares et des plus importants endroits de notre planète. Empruntant différents "chemins" depuis le continent jusqu'aux îles, les animaux et les plantes ont colonisé les lits originels des coulées de lave, qui ont formé il y a des milliers d'années les Galápagos.
Les organismes qui ont survécu à la traversée ont évolué jusqu'à former des espèces uniques que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Tous les reptiles des Galápagos, la moitié des espèces d'oiseaux, 32 % des plantes et 25 % des poissons, ainsi que bon nombre d'invertébrés, n'existent que dans cet archipel.


L'environnement terrestre et marin des îles offre une variété de paysages singuliers, qui ont captivé des générations de touristes et de scientifiques. Les tortues géantes, les iguanes marins et terrestres et les lézards de lave constituent la famille de reptiles la plus spectaculaire jamais connue.

Les oiseaux sont représentés par plus de 13 espèces différentes de pinsons, de cormorans, de petits pingouins, de faucons, de colibris, d'albatros, de flamants et de fous, pour n'en citer que quelques-uns. Parmi les mammifères, on trouve d'adorables phoques joueurs et de merveilleux dauphins.

Pour toutes ces raisons et de nombreuses autres, l'UNESCO a déclaré les îles Galápagos Patrimoine Naturel de l'Humanité.
Population

L'Equateur possède environ treize millions et demi d'habitants, répartis entre les vingt-deux provinces de la côte, de la sierra, de l'est amazonien et des îles Galápagos. Par ailleurs, dix pour cent de la population a émigré au cours des dernières années et vit désormais dans différents pays du monde, particulièrement aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne et en Italie.

La population équatorienne est pluriethnique. Elle comporte une majorité de métisses, ainsi que d'importantes communautés indigènes représentant presque 20% des habitants. Elle compte également des groupes de population noire, essentiellement concentrés dans les provinces d'Esmeraldas et Imbabura, et des groupes de population blanche, d'origine européenne, répartis sur tout le territoire national. Il existe enfin une minorité d'immigrés asiatiques et un grand nombre de Colombiens arrivés récemment en Equateur suite aux conséquences des tensions internes qui touchent leur pays.

La Constitution de l'Equateur reconnaît l'égalité absolue devant la loi de tous les citoyens équatoriens, et bien qu'on ne puisse nier la persistance de certains préjugés racistes, la population équatorienne dans son ensemble est bien intégrée. Il faut ainsi souligner la participation des communautés indigènes – traditionnellement marginalisées – à la vie politique. Elles disposent aujourd'hui de nombreuses autorités locales et de représentants au sein du Parlement équatorien.

La langue prédominante, communément parlée dans tout le pays, est l'espagnol, reconnue comme langue officielle, de même que le quichua. Cependant, les populations indigènes demeurant dans différentes zones géographiques parlent également d'autres langues et dialectes, tels que le shuarchicham, l'achuar, l'a'lingae, l'awapit, le záparo (reconnu par l'UNESCO patrimoine immatériel de l'humanité), le secoya, l'epera, parmi tant d'autres. L'anglais est devenu langue de travail, notamment chez les jeunes. Le portugais, le français, l'italien, l'allemand sont des langues connues et pratiquées par des groupes minoritaires de la population concentrée dans les grandes villes.

En résumé, on peut dire que la population équatorienne est multiraciale, multiculturelle et plurilingue.

Pueblos de Ecuador Abyayala.Nativeweb.org

Systeme politique

République avec 3 pouvoirs indépendants: Exécutif, Législatif, et Judiciaire. 

Pouvoir Exécutif : Président M. Rafael CORREA

Eléctions : Le Président et Vice-président sont élus tous les 4 ans à la majorité absolue au suffrage universel. Les députés sont élus aux niveaux national et provincial. 

Place de l´Indépendence

La Constitution Politique de l'Équateur (En Espagnol)
Informations Politiques sur l´Equateur
(En Espagnol)
L´administration en Equateur
  Sites Web Gouvernementaux (En Espagnol
)

Indicateurs économiques


EXPORTATIONS 2001 (Source CORPEI)
Industrie

Il y a 2 secteurs principaux: le pétrole et l'agriculture; l'industrie de la crevette est en plein essor et un troisième secteur en pleine croissance apparaît, le tourisme.

Pétrole: il se trouve dans la partie amazonienne où il est transporté par oléoduc à travers les Andes jusqu'à la Côte pour y être raffiné et exporté. Le pétrole représente 30% des exportations totales de l'Équateur.

Aliments: l'Équateur est un producteur d'aliments.

Fruits tropicaux: de très grandes plantations se trouvent sur la Côte. L'Équateur est le premier exportateur mondial de bananes. Actuellement, le cacao attire de nouveaux investissements ainsi que la floriculture. Les nouveaux produits d'exportation sont: la mangue, le melon et le fruit de la passion entre autres.

La crevette: principalement produite dans le golfe de Guayaquil. L'Équateur est le second producteur mondial de crevettes d'élevage.

Thon: premier producteur mondial de thon. Le centre de l'industrie du thon se trouve à Manta un des 4 ports internationaux du pays (Guayaquil, Esmeraldas et Puerto Bolívar).


Sur le plateau andin, se trouve les élevages laitiers, les élevages lainiers et la floriculture.

Tourisme: Aux Galápagos et dans la région amazonienne pour leur intérêt écologique. Sur la Côte et dans la Sierra, pour leurs attraits naturels et culturels. Quito et Cuenca sont Patrimoines Culturels de l'Humanité et Galápagos et le parc Sangay sont Patrimoines Naturels de l'Humanité.
Systeme légal

Congreso Nacional

Le Congrès approuve les lois et le Président peut s'y opposer par son veto. Les lois sont réglementées par des décrets exécutifs. Seul le Président a l'initiative des projets de loi ayant une incidence sur le budget. Le Président peut qualifier d'urgent un projet à caractère économique et l'envoyer au Parlement; ce dernier a un délai de 30 jours pour l'approuver ou le rejeter; dans le cas contraire le projet entre en vigueur à la fin de ce délai.
§         Il existe un système judiciaire indépendant qui comporte une Cour Suprême, des Cours Supérieures au niveau provincial et des tribunaux.


§        
Les investisseurs étrangers ont les mêmes droits que les Équatoriens; il n'existe aucune discrimination fiscale. La Constitution garantit que leurs contrats ne pourront pas être modifiés par des lois postérieures.

§        
La communauté Andine a adopté un cadre légal pour l'investissement étranger: La décision No. 291. Le gouvernement équatorien a réglementé cette décision par le décret exécutif 415 du 8 janvier 1993.

§         Les droits de la propriété intellectuelle sont protégés par la loi No. 83 du 8 mai 1998.

§         On réglemente la "maquila (sous-traitance)", (décret  90 du 3 août 1990).

La Constitution Politique de l'Équateur (En Espagñol)


 

 
 
                Adresse de l'Ambassade : 34, avenue de Messine 75008 Paris        Tél : 01.45.61.10.21   Fax : 01.42.56.06.64