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Situé sur le flanc nord-ouest du continent sud-americain,
l´Equateur confine avec le Pérou, la Colombie et l´océan
Pacifique à
l´Ouest. Le
pays est traversé par la ligne équatoriale.
La
Côte, la Sierra, l´Amazonie et l´Archipel des Galápagos constituent
les quatre régions géographiques de l´Equateur. Elles
se différencient l´une de l´autre par un climat propre
et des paysages uniques, faisant de ce pays un paradis
de contrastes naturels
Superficie
totale:
256.444 km2
Population
(2001 est.) 13´183.978
Provinces
(22):
Azuay, Bolívar, Cañar, Carchi, Chimborazo, Cotopaxi,
El Oro, Esmeraldas, Galápagos, Guayas, Imbabura, Loja,
Los Ríos, Manabí, Morona-Santiago, Napo, Orellana,
Pastaza, Pichincha, Sucumbíos, Tungurahua, Zamora-Chinchipe.
Villes
principales:
Quito (pop. est. 1´500.000), Guayaquil( pop. est.
2´000.000) et Cuenca (pop. est. 260.000). Les villes
de Quito et de Cuenca ont été déclarée par l´UNESCO
“Patrimoine Culturel de l´Humanité”.
Point
culminant:
Chimborazo (6370 m). Le Cotopaxi (5897
m) est le plus haut volcan en activité du monde.
Ressources
naturelles:
pétrole, produits de mer (thon et crevettes), café,
cacao, banane, fleurs, tourisme.
Les Iles Galápagos font partie de l´Equateur. Elles
ont été déclarées par l´UNESCO “Patrimoine Naturel
de l´Humanité”.
Répartition
ethnique: Il y a une majorité de métis,
des communautés indiennes importantes et variées,
des groupes de population noire et une minorité blanche.
Langues: Espagnol et Quechua
D'un point de vue géographique, l'Equateur est un
petit pays. Toutefois, il se caractérise par une singulière
topographie, la diversité de ses zones climatiques,
et une prolifique population d'espèces animales et
végétales. Le voyageur n'a pas besoin de traverser
ses frontières pour passer, en quelques heures, de
la jungle tropicale aux contreforts et hauteurs de
la Cordillère des Andes, et pour redescendre ensuite
vers la Côte Pacifique, contemplant ainsi, ébloui,
une succession interminable de paysages naturels.
En
parcourant le merveilleux monde naturel de l'Equateur,
on peut suivre le cours de larges fleuves et d'étroites
rivières, se reposer au bord de lacs cristallins,
explorer de mystérieuses grottes et admirer des espèces
végétales et animales uniques en leur genre, dont
l'évolution s'est déroulée loin de l'Homme sur des
îles désertes du Pacifique.
De
la Sierra à la Côte, la proverbiale diversité de l'Equateur
se reflète également chez ses habitants, dont les origines
et les traditions se sont constituées en fonction de
leur milieu géographique immédiat.
Notre
objectif est de continuer à respecter et à protéger
l'environnement, et nous vous invitons à vous joindre
à nous et à découvrir un pays très particulier.
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Le
Blason
Cet
emblème significatif a été déclaré Blason officiel de
la République de l'Equateur par le Congrès National
d'octobre 1900, qui avait déjà officialisé le Drapeau
tricolore. Le Blason adopté est celui qui avait été
choisi par la Convention Nationale réunie à Cuenca en
1845, mais le Drapeau bleu ciel et blanc est abandonné
au profit des couleurs jaune, bleu et rouge.
Les
Armes de l'Equateur comportent un cadre ovale renfermant
dans sa partie supérieure interne le soleil et une ellipse,
sur laquelle figurent les signes zodiacaux du Bélier,
du Taureau, des Gémeaux et du Cancer, correspondant
aux mois de mars, avril, mai et juin, riches en grands
événements historiques.
Dans la partie inférieure droite est représenté le Chimborazo
(le volcan enneigé le plus élevé du pays), donnant naissance
à un fleuve (le Guayas), sillonné par un bateau à vapeur,
souvenir du premier navire construit en Amérique du
Sud, dans les chantiers navals de Guayaquil, dont le
mât est un caducée, symbole de la navigation et du commerce,
sources de prospérité pour l'Equateur. Le Blason repose
sur des faisceaux consulaires, expression universelle
de la dignité républicaine, et est orné extérieurement
des drapeaux nationaux et de branches de palmier et
de laurier proclamant la paix. Il est surmonté d'un
condor aux ailes déployées.
Composé du Drapeau
tricolore portant en son centre le Blason décrit ci-dessus,
le Pavillon National est placé en évidence dans les
institutions et les bureaux gouvernementaux et arboré
aux défilés et cérémonies publics.
Le
Drapeau
De
couleur jaune, bleu et rouge, le Drapeau de l'Equateur
a été adopté comme étendard d'un Etat encore naissant
par l'Assemblée Constituante réunie à Riobamba en 1830
; toutefois, cet emblème inspiré du drapeau tricolore
arboré en 1806 par le Précurseur de l'Indépendance Américaine,
le Général Don Francisco Miranda, a connu quelques variantes
au cours de la vie politique de la Nation, car il fut
également le Drapeau de la Grande Colombie, union politique
créée par le Libérateur Simón Bolívar, dont faisaient
partie l'Equateur, la Colombie, le Panama et le Venezuela
actuels.
L'Emblème
National devint bleu ciel et blanc à partir de mars
1845, année du triomphe de l'insurrection dirigée contre
le Président Flores lors de la "Revolución Marcista",
(ainsi nommée pour avoir eu lieu au mois de mars) et
demeura tel jusqu'à ce que le Président García Moreno
restaure, en 1860, l'usage du drapeau tricolore comme
symbole de l'unité nationale, décision ensuite confirmée
par la Convention Nationale de 1861.
Le 31 octobre 1900,
par Décret Législatif sanctionné par le Président Eloy
Alfaro, le pavillon tricolore est proclamé drapeau officiel
de la République de l'Equateur, avec une réserve : la
bande jaune doit être deux fois plus large que celle
des deux autres couleurs. A compter de cette date, il
constitue, avec l'Hymne et le Blason, la trilogie des
emblèmes nationaux.
Signification
des Couleurs:
Le
jaune symbolise la richesse du sol équatorien ; le bleu,
l'Océan Pacifique qui baigne le pays à l'Ouest ; le
rouge, le sang versé par ses héros pour obtenir l'Indépendance
de la Nation.
L´Hymne National
"L'Hymne
est l'expression des profonds sentiments patriotiques
de l'Equateur ; sa fierté d'avoir un si noble passé et
sa foi dans le glorieux destin que lui réserve l'avenir."
(Père Aurelio Espinosa Pólit S.J.)
Les
paroles de l'Hymne National de l'Equateur ont été écrites
en novembre 1865 par l'illustre poète, romancier, historien
et polémiste Juan León Mera, originaire de la
ville d'Ambato. Elles se composent d'un refrain de quatre
vers, que l'on chante au début et à la fin, et de six
strophes, la deuxième étant interprétée tout de suite
après le refrain.
En
écoutant la lecture de cet Hymne faite par Juan León Mera
lui-même, alors Secrétaire du Sénat, les Législateurs
faisant partie du Congrès en 1865 l'acceptèrent à l'unanimité
et demandèrent au Maestro Antonio Neumane d'en composer
la musique.
Né
en Corse le 13 Juin 1818, Antonio Neumane Marno
exerçait les fonctions de Directeur des Fanfares Militaires
de Guayaquil. Lorsqu'on lui confia le soin d'écrire la
musique de l'Hymne, il résidait dans l'une des maisons
du quartier romantique de "Las Peñas", où il
composa la partition. Cette demeure fait aujourd'hui partie
du patrimoine national, de même que la ferme familiale
de Juan León Mera à Atocha, près d'Ambato.
En
1948, le Congrès décréta que l'Hymne composé par Mera
et Neumane serait officiellement l'Hymne National de l'Equateur,
car : "… bien qu'il n'ait pas reçu de sanction légale,
il a été adopté de fait comme Hymne National par le Gouvernement
de la République et est chanté depuis soixante-neuf ans
avec une ferveur unanime et une dévotion patriotique par
l'ensemble du peuple équatorien…", ainsi que le souligne
le Décret mentionné dans l'un des ses considérants.
Finalement,
le 13 novembre 1991, la Session Plénière des Commissions
Législatives du Congrès National déclare officielles et
immuables les paroles et la musique de l'Hymne National.
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"Historia
del Ecuador"
oeuvre de Galo Galecio, fresque de la Casa de
la Cultura Ecuatoriana "Benjamín Carrión"
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Chronologie
Historique de l´Équateur (*)
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| 12000 av. J.-C. : |
Premières traces de peuplement sur le territoire
équatorien. |
 |
| 3000 av. J.-C. : |
Evidences
de peuples agricoles. Culture Valdivia. |
| 500
: |
Commence
une période d'intégration qui constituera une première
forme d'organisation de l'Etat : les seigneuries
ethniques. |

Ingapirca
|
| 1460
: |
Tupac-Yupanqui
entame l'expansion inca vers les Andes du nord.
Il occupe la seigneurie Cañari. |
| 1487
: |
Huayna-Capac
conquiert les seigneuries du nord (Caranqui-Cochasqui),
ce qui met un terme à l'occupation inca de l'actuel
territoire équatorien. |

Vasco
Núñez de Balboa (1475-1519)
|
| 1492
: |
(12
octobre) Christophe Colomb atteint le continent
américain. Premier voyage. |
| 1513
: |
Vasco
Nuñez de Balboa traverse l'isthme de Panamá et atteint
l'océan Pacifique. |
| 1525
: |
Première
association de Pizarro et Almagro pour explorer
le sud de Panamá. |
Francisco
Pizarro (1471-1541)
|
1526
:
|
Bartolomé
Ruiz touche les côtes de l'actuel territoire équatorien.
Un an plus tard, Pizarro y parvient également. |
| 1530
: |
Mort
de Huayna-Capac. Début de la guerre de succession
entre Huascar et Atahualpa, qui aboutit au triomphe
de ce dernier. |
| 1532
: |
Les
conquistadores espagnols dirigés par Pizarro entrent
dans le territoire du Tahuantinsuyo. |
| 1533 : |
Exécution
d'Atahualpa par les Espagnols, à Cajamarca. |

Sebastián
de Benalcázar
|
| 1534
: |
Les
conquistadores dirigés par Almagro envahissent le
nord du Tahuantinsuyo. Rumiñahui organise la résistance
mais est vaincu. Sebastián de Benalcázar occupe
la ville indienne de Quito et y fonde San Francisco
de Quito (6 décembre). |
| 1538 |
(25
juillet) Fondation définitive de Guayaquil. |
 |
| 1541
: |
Gonzalo Pizarro commande une expédition que
Francisco de Orellana, sans Pizarro, achèvera un
an plus tard. Orellana atteint, avec son équipe,
le fleuve Amazone. |
1542
:
|
Proclamation
des "Lois Nouvelles", qui imposent des
limites au système de la encomienda, provoquant une révolte des
encomenderos espagnols. |
| 1546
: |
Fondation
de Loja. Gonzalo Pizarro remporte la bataille d'Iñaquito
contre le vice-roi Nuñez de Vela. Deux ans après,
il est vaincu et exécuté. |
| 1557 : |
(12 avril) Fondation de Cuenca. |
| 1563 : |
Création
de la Real Audiencia de Quito. |
| 1586
: |
Les
Augustins fondent San Fulgencio, la première université
quiténienne. |
| 1587 : |
Le
vice-roi Toledo réforme l'administration coloniale.
|
| 1589 : |
Les Jésuites fondent le Séminaire San Luis. |
| 1592
: |
Rébellion
des Alcabalas
(impôt sur les transactions commerciales) à Quito.
|
| 1622
: |
Ouverture à Quito de l'Université San Gregorio,
dirigée par les Jésuites. |
| 1645
: |
Mort de Mariana de Jesús Paredes y Flores,
déclarée en 1950 première sainte équatorienne. |
| 1660
: |
Eruption
du volcan Pichincha. |
| 1684
: |
Guayaquil
subit l'un des nombreux assauts des corsaires
anglais. |
| 1718
: |
La Real Audiencia de Quito est supprimée.
Son territoire passe sous administration de la
Vice-royauté de Santa Fe de Bogotá. |
| 1722 : |
La Real Audiencia de Quito est rétablie,
sous administration de la Vice-Royauté du Pérou.
|
| 1736 : |
Arrivée
à Quito de la mission géodésique. |
| 1739
: |
L'Audience
de Quito est incorporée définitivement à la Vice-Royauté
de Santé Fe de Bogotá. |
| 1754
: |
Arrivée à l'Audience de la première imprimerie. |
| 1765
: |
Soulèvement des quartiers de Quito. Rébellion
contre les Estancos (monopole royal concernant
des produits comme le tabac, les alcools, les
timbres, la poudre…). |
| 1767
: |
Le
Roi d'Espagne ordonne l'expulsion de la Compagnie
de Jésus de tous les territoires, européens et
américains, de son royaume. |
| 1789 : |
Université
Saint Thomas d'Aquin dirigée par les Dominicains.
|
1792
:
|
Premier journal Primicias de la Cultura
de Quito, édité par Eugenio Espejo |

Eugenio
Espejo
|
|
1809
:
|
(10 août) Les créoles ne reconnaissent
pas le Gouvernement espagnol et constituent une
junte souveraine, présidée par Pío Montúfar, Marquis
de Selva Alegre. |
| 1810
: |
(2
août) Révolte populaire à Quito. Exécution des
protagonistes du 10 août qui avaient été faits
prisonniers. |
| 1811
: |
Etablissement d'une nouvelle Junte Souveraine. |
| 1812
: |
Rédaction
de la Première Constitution de Quito indépendant.
|
| 1820
: |
(9 octobre) Guayaquil proclame son indépendance.
(3 novembre) Indépendance de Cuenca. |
| 1821
: |
Le
Gouvernement de Guayaquil demande de l'aide à
la Colombie. Le Général Sucre arrive au Port Principal. |
| 1822
: |
(24
mai) L'armée dirigée par Sucre remporte la Bataille
de Pichincha sur les forces espagnoles. Quito est
alors annexée à la République de la Colombie. Bolívar
et San Martín se rencontrent à Guayaquil, qui est
également annexée à la Colombie. |

Antonio José de Sucre
|
| 1826
: |
Etablissement
définitif de l'Université Centrale. |
|
| 1828
: |
Début de la guerre entre la Colombie et le
Pérou à cause d'un problème de frontière. La flotte
péruvienne bombarde Guayaquil. |
|
| 1829
: |
(27 février) Victoire de l'Armée de la Colombie
dirigée par Sucre contre les forces péruviennes
à Tarqui. Signature des Traités de Guayaquil. |
|
1830
:
|
(13
mai) Le Distrito
del Sur se sépare de la Colombie pour former
un Etat indépendant : naissance de l'Equateur. (4
juin) Le Maréchal Sucre est assassiné à Berruecos.
(14 août) La Première Assemblée Constituante émet
la première Charte Fondamentale et nomme Président
le Général Juan José Flores. (17 décembre) Mort
du Libertador
Simón Bolívar. |

Simón Bolívar
|
| 1832
: |
L'Equateur
prend possession des îles Galápagos.
|
| 1833
: |
Parution du journal El
Quiteño Libre, dont certains rédacteurs sont
assassinés. |
| 1834
: |
La "Dette Colombienne" est partagée
par le Venezuela, la Colombie et l'Equateur. Début
de la "Dette anglaise". |
| 1835
: |
Après une guerre civile, Flores remet le
pouvoir à Vicente Rocafuerte, qui gouverne jusqu'en
1839. |
| 1845
: |
(mars)
La Revolución
Marcista à Guayaquil écarte Flores du pouvoir. |
| 1851
: |
Le
Général José María Urvina, en sa qualité de Chef
Suprême, abolit l'esclavage des Noirs. |
| 1858 : |
Le
Pérou déclare la guerre à l'Equateur et bloque la
côte. |
| 1859
: |
Les
forces péruviennes poursuivent la guerre et débarquent
à Guayaquil. Le Gouvernement éclate et le pays se
divise en quatre gouvernements régionaux. |
| 1860
: |
Une
coalition nationale, avec à sa tête Gabriel García
Moreno, remporte la guerre civile. Fin du conflit
militaire avec le Pérou. |
| 1863
: |
Guerre
avec la Colombie : l'armée équatorienne est vaincue
à Cuaspud. |
1868
:
|
Fondation
du Banco
Central del Ecuador (Banque Centrale de l'Equateur) |
Banco
Central del Ecuador
|
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1869
:
|
Coup
d'Etat organisé par Gabriel García Moreno, qui
exerce un pouvoir absolu. |
| 1875 : |
(6 août) Assassinat de García Moreno à Quito. |
| 1883
: |
Fondation
de l'Union Républicaine (Parti Conservateur),
premier parti politique. |
| 1884 : |
Début de la guérilla montonera (libérale) sur le littoral. |
| 1885 : |
Le
"sucre" est adopté comme monnaie de l'Equateur. |
| 1888
: |
Début de la publication de la Historia
General de la República del Ecuador, par Federico
González Suárez.
|
1895
:
|
(5
juin) Début de la Révolution Libérale commandée
par Eloy Alfaro. |

Eloy Alfaro
|
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1902 :
|
Loi sur le Mariage et le Divorce. |
| 1906
: |
Succès
d'une nouvelle révolution d'Alfaro. Création de
la Charte Constitutionnelle, qui prévoit des réformes
libérales et sépare l'Eglise de l'Etat. |
| 1908
: |
Inauguration
du chemin de fer entre Guayaquil et Quito. Nationalisation
définitive de plusieurs biens de l'Eglise. |
| 1910
: |
Un
conflit international avec le Pérou éclate, en
raison du rejet de l'arbitrage du Roi d'Espagne
relatif aux frontières. |
| 1911 : |
Alfaro
doit quitter la présidence. Début d'une révolution
radicale. |
| 1912
: |
(12
janvier) Eloy Alfaro et plusieurs de ses lieutenants
sont assassinés à Quito. |
| 1913 : |
Début
à Esmeraldas de la Revolte Conchista
(du colonel Concha). |
| 1918
: |
Abolition
de la prison pour endettement, base légale du
concertaje indien. |
| 1920 : |
Crise de production et de commercialisation du
cacao. |
| 1922
: |
(15
novembre) Après une grève générale, plusieurs
ouvriers sont repoussés et des centaines d'entre
eux se font tuer à Guayaquil. |
| 1925
: |
(juillet)
Une révolte militaire renverse le Gouvernement.
Début de la réforme juliana. |
| 1928
: |
Une
nouvelle Constitution propose des réformes sociales,
dont le droit de vote pour les femmes. |
| 1941
: |
L'armée péruvienne envahit le territoire
équatorien, essayant ainsi de passer outre l'arrangement
trouvé au sujet du problème des frontières. |
| 1942
: |
(29
janvier) L'Equateur, occupé par les Péruviens,
est contraint de signer, à Rio de Janeiro, un
traité frontalier avec le Pérou, auquel il cède
presque la moitié de son territoire. |
1944
:
|
Une
révolte populaire renverse le Gouvernement d'Arroyo
del Río. Velasco Ibarra assume le pouvoir. |

José María Velasco Ibarra
|
| 1949
: |
(5 août) Un tremblement de terre détruit
Ambato et plusieurs villes de la province de Tungurahua.
|
| 1952 : |
Les
pays du Pacifique Sud proclament 200 miles de souveraineté.
|
| 1963 : |
Dictature
militaire. |
| 1964 : |
Loi
de réforme agraire. |
| 1966 |
L'Université
Centrale est investie par l'Armée. Fin de la dictature. |
| 1967 |
Le
premier gisement pétrolier est localisé en Amazonie. |
| 1969 : |
L'Equateur entre dans le Groupe d'Intégration
Andine. |
| 1972 : |
Nouvelle dictature et "boom du pétrole".
|
| 1977
: |
Les
ouvriers de la sucrerie Aztra sont violemment repoussés
et plusieurs dizaines d'entre eux sont assassinés.
|
| 1978
: |
Une
nouvelle Constitution est approuvée, dans laquelle
les analphabètes ont le droit de vote. |
| 1979 : |
Fin
de la dictature. |
1981
|
Le
Président Roldós meurt dans un accident d'avion.
Osvaldo Hurtado lui succède. |

Jaime Roldós
|
| 1987
: |
(mars)
Un tremblement de terre détruit plusieurs localités
et endommage l'oléoduc. |
| 1990
: |
(4
juin) Soulèvement des peuples indiens de l'Equateur.
|
| 1996
: |
Abdalá
Bucaram est élu Président, mais il est renvoyé par
le peuple (février 1997) |
| 1997
: |
Le
phénomène d'El Niño cause de lourds dégâts. Une
Assemblée Constituante est créée pour modifier la
Constitution. |
| 1998
: |
Jamil
Mahuad (démocratie chrétienne) est élu Président
et signe un Traité de Paix définitif avec le Président
péruvien Alberto Fujimori. |
| 2000
: |
Pour
faire face à la crise économique, le Président Mahuad
ordonne un gel bancaire de sept ans, puis la dollarisation
de l'économie du pays. Les Indiens s'y opposent
et marchent dans la capitale et dans d'autres villes.
Quelques militaires soutiennent les Indiens et forment
un triumvirat (un chef Indien, un chef militaire
et un ancien ministre de la Cour Suprême de Justice)
qui destitue le Président Mahuad. Il cède le pouvoir
au vice-président Gustavo Noboa qui, devenu Président,
confirme la dollarisation de l'économie : le "sucre"
disparaît au profit du dollar américain. |
| **
2002 : |
La crise économique est endiguée, et après
une période de stabilité et d'intégration sur le
plan international, des élections présidentielles
sont organisées. Le régime démocratique se stabilise.
|
*
Chronologie extraite, avec l'aimable autorisation de
son auteur, de l'ouvrage intitulé "L'Equateur"
d'Omar Guerrero (Editions Jean-Paul Gisserot). En vente
à la FNAC et dans d'autres librairies. Prix : 4,75 €.
**
Note de l'Ambassade de l'Equateur en France.
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Equateur :
Terre de Diversité

L'Equateur
possède la plus grande diversité animale et végétale
du monde. Sa richesse biologique se manifeste à travers
un large éventail d'organismes. En effet, 10% des espèces
de plantes vasculaires existant sur Terre sont concentrées
sur une surface qui représente à peine 2% de la superficie
totale de la planète. Les différents écosystèmes de
l'Equateur ont interagi de multiples façons tout au
long de l'histoire géologique du pays.
Imaginez
toutes ces régions réunies dans un seul pays : l'Archipel
des Galápagos, la Côte Pacifique, la Cordillère des
Andes et le Bassin Amazonien, paysages de sommets andins,
de bois secs tropicaux et de forêts humides, d'étendues
désertiques et de volcans enneigés, de lacs glaciaires
et tectoniques, de forêts de mangroves... Par ailleurs,
n'oubliez pas de visiter la côte Pacifique, regorgeant
d'espèces symbiotiques dont la vie s'enrichit des courants
chauds et des courants froids.
LA
FLORE :
Le sol accueille 25000 espèces de plantes vasculaires.
La famille des orchidées – Dodson en a identifié 2725
espèces en Equateur – comprend approximativement 11%
des espèces existant dans le monde et 30% des espèces
répertoriées en Amérique Latine. Les Andes regroupent
1050 espèces, tandis que 850 ont été inventoriées en
Amazonie et sur le littoral.
LA
FAUNE :
Environ 3800 espèces de vertébrés, 1550 espèces d'oiseaux,
320 espèces de mammifères, 350 espèces de reptiles,
375 espèces d'amphibiens, ainsi que 800 espèces de poissons
d'eau douce et 450 espèces de poissons d'eau de mer,
ont été répertoriés en Equateur.

L'Equateur
possède davantage d'espèces d'oiseaux que tout autre
pays latino-américain, puisqu'il rassemble 18% du total
des espèces existant dans le monde. Bien que le Brésil
soit 30 fois plus grand que l'Equateur, il comporte
le même nombre d'espèces d'oiseaux.
Près de 15% des espèces endémiques du monde se retrouvent
dans la Sierra, la Côte et la Région amazonienne. Par
ailleurs, l'Equateur possède la densité d'oiseaux la
plus importante au monde.
Le
sol de l'Equateur abrite plus d'un million d'espèces
d'insectes, dont 2500 nocturnes.
En
résumé, le trésor faunistique de l'Equateur est supérieur
à celui de tout autre écosystème.
Les
Andes

La
formation de la chaîne montagneuse des Andes a commencé
il y a cinq millions d'années, au début du Pliocène.
La Cordillère divisa l'Equateur en deux plaines recouvertes
de forêts, avec une étroite bande intermédiaire bordée
par "l'Avenue des Volcans". Dans cette région
se développèrent une flore et une faune d'une indescriptible
richesse, s'adaptant à des températures basses, à des
vents forts, à un intense rayonnement ultraviolet, à
la pluie, à la grêle, à la neige et aux hautes altitudes.
La
Cordillère des Andes traverse l'Equateur du nord au
sud et est divisée en trois secteurs : la Cordillère
Orientale, la Cordillère Interandine et la Cordillère
Occidentale.
Dans
la Sierra, l'hiver ou saison pluvieuse dure d'octobre
à mai, avec une température annuelle moyenne qui varie
de 12° à 18°C. Les variations quotidiennes peuvent être
extrêmes, avec des journées chaudes et des nuits fraîches.
On décrit le climat équatorien comme un "éternel
printemps".
Les
conditions climatiques existant dans la Sierra, ainsi
que l'activité volcanique, ont stimulé un développement
particulier des espèces végétales, qui caractérise les
beaux paysages de la zone connue sous le nom de "páramo". Le dixième de la superficie
de l'Equateur (soit 27000 km²) est recouvert de páramos ou végétation sèche. Située entre 3500 et 4500 mètres au-dessus
du niveau de la mer, la région du páramo
est un habitat idéal pour les condors, les caracaras,
les cerfs, les lamas, les vigognes, les colibris et
les fleurs multicolores.
Les
páramos andins
se caractérisent par la présence de plantes graminées,
de mousses et d'autres végétaux particuliers. Les páramos
du nord, notamment celui d'El Angel, sont célèbres pour
leurs frailejones
géants (Espeletia). Par ailleurs, ceux qui se trouvent
sur les contreforts de la Cordillère sont riches en
bruyères, lichens, et mousses recouvrant les arbres,
qui servent de refuge aux ours, aux tapirs et aux pumas.
Les
principales villes de la Sierra sont Quito, Cuenca,
Ibarra, Ambato, Riobamba et Loja.
La
Côte
La Côte est une région située à l'ouest de la Cordillère
des Andes, traversée du nord au sud par une chaîne montagneuse
de faible altitude, comportant de vastes plaines alluviales.
La
Côte est constituée de trois écosystèmes principaux
: les forêts tropicales humides du nord ; les savanes
tropicales du centre et du sud-ouest ; et les forêts
sèches de la frange péninsulaire occidentale et méridionale.
Le long du littoral, on distingue deux écosystèmes supplémentaires,
caractérisés par leurs communautés animales et végétales
: la mangrove et les plages et falaises, célèbres pour
leur formation rocheuse particulière.
La température moyenne sur la Côte est de 22°C.
L'hiver dure de décembre à mai et l'été de juin à décembre.
Le courant chaud connu sous le nom d'El Niño entraîne
une augmentation des indices de pluviosité entre les
mois de janvier et mai.
On
peut trouver de vastes zones dominées par une végétation
primaire : une forêt sèche de 369 km² ; une forêt humide
de 12000 km² et une forêt fluviale de 4000 km², pour
ne citer que quelques exemples.
Sur
la Côte, d'importants produits d'exportation tels que
la banane, le café, le cacao, ou encore le riz, le soja,
la canne à sucre, le coton, les fruits, ainsi que d'autres
cultures tropicales destinées à satisfaire la demande
des marchés nationaux et internationaux, sont cultivés
de façon extensive.
Les
mangroves et le milieu marin offrent aux poissons
et aux crustacés un habitat idéal, attirant ainsi plusieurs
milliers de petits pêcheurs qui profitent de l'abondance
de cette ressource. Des centaines de personnes travaillent
dans des exploitations d'élevage de crevettes, dont
la superficie totale atteint 126 000 hectares. La crevette
est l'une des principales productions de l'Equateur.
Les
villes portuaires de Guayaquil, Puerto Bolívar, Manta
et Esmeraldas sont situées le long de la côte, agrémentée
de nombreuses zones de pêche et d'excellents sites pour
la pratique des sports nautiques. La région compte cinq
provinces : Esmeraldas, Manabí, Guayas, Los Ríos et
El Oro, chacune proposant divers endroits attractifs
et une végétation variée allant des forêts humides jusqu'à
la jungle et aux zones semi-désertiques.
Les
principales attractions de la province d'Esmeraldas
sont les plages et les complexes touristiques tels qu'Atacames
et Casablanca, ainsi que les villages de pêcheurs, les
mangroves et les sites archéologiques. Au large des
plages, les eaux sont riches en crevettes, huîtres,
langoustes, crabes, clovisses et autres crustacés.
La
réserve bio-anthropologique de la Communauté Awa et
la Réserve Cotacachi-Cayapas, typiques de la forêt
humide, se trouvent dans la partie nord de la province
d'Esmeraldas. Cette zone d'une extrême humidité comprend
une communauté végétale complexe, aux multiples espèces.
Dans cette zone, qui s'étend de l'Equateur jusqu'à une
partie de la Colombie, vivent les Indiens Chachis, également
nommés Cayapas, ainsi que de nombreux Indiens Awa et
une population noire. La diversité des ressources naturelles
de la province de Manabí en fait un lieu particulièrement
attrayant. Les touristes y trouveront des paysages pittoresques
parmi lesquels des villages de pêcheurs, des forêts
de mangrove, des plages, des zones protégées, des îles
et des sites archéologiques. Le port de Manta et la
station balnéaire de Bahía de Caráquez comptent parmi
les grands centres commerciaux et touristiques.
Le
Parc National Machalilla s'étend sur une surface
de 55 040 hectares, comprenant les îles de Salango et
de La Plata, et représente le cœur de la région. Le
parc englobe trois zones climatiques : la forêt humide,
la forêt sèche et la forêt très sèche, qui toutes apportent
une très grande diversité d'habitats pour les plantes
et les animaux. Chaque année, les plages de Salinas,
Ballenita et Pasaje attirent des milliers de touristes.
La
province de Guayas possède l'un des écosystèmes les
plus importants du pays : le Golfe de Guayaquil, alimenté
par 1526 m3 d'eau douce par seconde. La province
compte six zones protégées, administrées selon différentes
catégories. La zone protégée la plus importante est
la Réserve Ecologique de la Mangrove de Churute, près
de Guayaquil, où l'on peut observer et étudier une grande
variété d'espèces, d'oiseaux aquatiques et autres animaux.
Le
paysage côtier de la province de Guayas est aride en
raison de l'influence du courant de Humboldt et abrite
une importante végétation xérophyte. Les plantes se
sont adaptées à ce milieu, transformant leur feuillage
en épines et se dotant d'un système de racines très
profondes. En 1985, on a découvert une nouvelle espèce
d'oiseau, appelée perruche d'El Oro (Pyrrhura orcesi).
Le Bois Pétrifié de Puyango, l'un des sites les plus
spectaculaires pour l'étude de la paléontologie, appartient
aux zones semi-désertiques de cette province.
De
Pasaje à Zaruma-Piñas, les forêts sont riches en oiseaux
et en orchidées. La route Pasaje-Cuenca-Girón est agrémentée
de superbes points de vue.
La
Région Amazonienne
L'Amazonie équatorienne
couvre d'une végétation exubérante propre aux forêts
humides tropicales une superficie de 120 000 km².
La Cordillère des Andes constitue la limite occidentale
de cette région, tandis que la Pérou et la Colombie
la bordent respectivement au sud et au nord.
Les fleuves amazoniens ont charrié depuis les Andes
une grande quantité de matériaux, formant des sols alluviaux
et des terrasses utilisées pour l'agriculture.
La
température annuelle moyenne varie entre 24 et 25°C.
Bien que les mois de décembre à février soient les
plus secs, la région reçoit uniformément entre 300 et
400 cm de précipitations tout au long de l'année.
L'attraction majeure des forêts hautes est la végétation
en général, et plus particulièrement les arbres, dont
certains s'élèvent à plus de 45m de hauteur. Les espèces
fréquemment rencontrées dans la région sont la cannelle,
l'arbre à soie, le jacaranda et diverses plantes légumineuses.
Les plaines alluviales s'étalent sur les berges des
principaux fleuves et présentent d'importantes concentrations
de palmiers.
La
principale voie d'accès touristique est le Río Napo,
l'un des grands affluents de l'Amazone. Le bassin du
Napo a une longueur de 1 400 km, et sa largeur varie
de un à cinq kilomètres. En raison de la dynamique fluviale,
les 130 îles du Napo sont couvertes de jeunes forêts,
refuge et zone de nidification d'un grand nombre d'oiseaux.
Les
indigènes et les colons ont établi des communautés tout
au long du fleuve Napo, parfois près de petits hôtels
et de maisons d'hôtes. La majeure partie des rives est
recouverte de forêts tropicales et, depuis des millions
d'années, les lits des fleuves ont constitué de jolis
lacs.
Au
cours de l'histoire, les peuples indigènes ont réussi
à entretenir une existence productive, au sein des écosystèmes
existant dans la forêt humide. Les ethnies les plus
importantes de l'Amazonie équatorienne sont : les Sionas-Secoyas,
les Cofanes, les Huaoranis, les Quichuas de l'Oriente,
les Shuars et les Achuars.
L'écosystème
amazonien, notamment sa forêt humide tropicale, est
considéré comme l'un des habitats végétaux et animaux
les plus riches et les plus complexes du monde. La caractéristique
essentielle de la région est l'existence d'une flore
et d'une faune prolifiques, présentant d'extraordinaires
variations de macro et micro-habitats.
Dans
la jungle correspondant à l'Amazone supérieur, 100 espèces
d'arbres par acre ont été identifiées. Pour pouvoir
mesurer toute l'ampleur de ce chiffre, il faut savoir
que les forêts les plus denses d'Amérique Centrale comportent
à peine 40 espèces par acre. Quant aux forêts tempérées
d'Amérique du Nord et d'Europe, elles comptent rarement
plus de 20 espèces par acre.
Les
rivières, les lacs, les cours d'eau et les marais de
l'Amazonie abritent 600 espèces de poissons et plus
de 250 espèces d'amphibiens et de reptiles. Deux espèces
de caïmans atteignent plus de quatre mètres de long
dans les lacs des bassins du Napo et de l'Aguarico.
Des mammifères typiques de l'Amérique du Sud, parmi
lesquels les tatous, les ours mellifères et les paresseux,
vivent dans la région amazonienne équatorienne. Les
chauve-souris de l'Amazonie forment un groupe cosmopolite
composé de plus de 60 espèces. Autres mammifères de
la forêt humide tropicale : les tapirs, les singes,
les ocelots et les jaguars. Une marche à travers la
forêt permettra aux touristes d'observer des singes,
des ours et des grands rongeurs, ainsi que des lamantins
et des caïmans dans les lacs.
Les
oiseaux sont le groupe le plus important des vertébrés
amazoniens, puisqu'il rassemble quasiment mille espèces,
qui se répartissent entre les forêts, les lacs et les
zones découvertes. Tous les écosystèmes amazoniens sont
peuplés d'oiseaux multicolores. On aperçoit fréquemment,
dans l'eau ou sur la terre ferme, des perroquets, des
aras et des tangaras.
Dans toute l'Amazonie, on compte d'innombrables hérons
et mouettes.
Le
vaste système des parcs nationaux de l'Equateur, ainsi
que les stations scientifiques et les aires protégées,
couvrent près de 3 035 250 hectares. Afin de conserver
et de protéger ces endroits uniques et très fertiles,
l'Equateur a créé, entre autres, la Réserve de Biosphère
du Parc National Yasuní, la Réserve Ecologique de Limoncocha
et la Réserve Faunistique de Cuyabeno. Les bassins du
Napo et de l'Aguarico offrent de multiples opportunités
d'observer les différents écosystèmes, plaines alluviales,
marais et zones inondées, toutes peuplées par une grande
variété d'espèces. Les fleuves Yuturi, Yasuní, Tipitini,
Tivacuno et Cononaco sont entièrement cernés par la
forêt vierge.
Les Îles Galapagos
Visiter
les îles Galápagos, c'est découvrir la nature à l'état
pur. A tel point que cet archipel incita le jeune
naturaliste anglais Charles Darwin, qui s'y rendit en
1835, à écrire son célèbre livre intitulé "L'Origine
des Espèces", qui a révolutionné le monde.
Situé
à 1000 km au large des côtes équatoriennes, ce mystérieux
et fascinant archipel est composé de 13 grandes îles,
6 petites et plus de 40 îlots. Sa superficie totale
est de 8010 km².
Une
grande partie de l'archipel se trouve au sud de la ligne
équatoriale, là où convergent plusieurs courants marins.
En fait, les Galápagos sont le résultat de tous les
éléments nécessaires à la constitution d'une merveille
à la fois zoologique, botanique et géologique.
Les
îles ont émergé de l'Océan Pacifique il y a cinq millions
d'années, à la suite d'éruptions volcaniques sous-marines.
Ce sont les formations de lave et la roche volcanique
qui donnent aux touristes l'impression de se trouver
"dans un autre monde" lorsqu'ils visitent
les Galápagos.

Le
processus d'évolution, le climat, les courants marins
et l'absence relative d'ennemis prédateurs – y compris
l'homme – font de cet archipel l'un des plus rares et
des plus importants endroits de notre planète. Empruntant
différents "chemins" depuis le continent jusqu'aux
îles, les animaux et les plantes ont colonisé les lits
originels des coulées de lave, qui ont formé il y a
des milliers d'années les Galápagos.
Les
organismes qui ont survécu à la traversée ont évolué
jusqu'à former des espèces uniques que l'on ne trouve
nulle part ailleurs. Tous les reptiles des Galápagos,
la moitié des espèces d'oiseaux, 32 % des plantes et
25 % des poissons, ainsi que bon nombre d'invertébrés,
n'existent que dans cet archipel.
L'environnement
terrestre et marin des îles offre une variété de paysages
singuliers, qui ont captivé des générations de touristes
et de scientifiques. Les tortues géantes, les iguanes
marins et terrestres et les lézards de lave constituent
la famille de reptiles la plus spectaculaire jamais
connue.
Les
oiseaux sont représentés par plus de 13 espèces différentes
de pinsons, de cormorans, de petits pingouins, de faucons,
de colibris, d'albatros, de flamants et de fous, pour
n'en citer que quelques-uns. Parmi les mammifères, on
trouve d'adorables phoques joueurs et de merveilleux
dauphins.
Pour
toutes ces raisons et de nombreuses autres, l'UNESCO
a déclaré les îles Galápagos Patrimoine Naturel de l'Humanité.
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L'Equateur
possède environ treize millions et demi d'habitants,
répartis entre les vingt-deux provinces de la côte,
de la sierra, de l'est amazonien et des îles Galápagos.
Par ailleurs, dix pour cent de la population a émigré
au cours des dernières années et vit désormais dans
différents pays du monde, particulièrement aux Etats-Unis,
au Canada, en Espagne et en Italie.
La
population équatorienne est pluriethnique. Elle comporte
une majorité de métisses, ainsi que d'importantes communautés
indigènes représentant presque 20% des habitants. Elle
compte également des groupes de population noire, essentiellement
concentrés dans les provinces d'Esmeraldas et Imbabura,
et des groupes de population blanche, d'origine européenne,
répartis sur tout le territoire national. Il existe
enfin une minorité d'immigrés asiatiques et un grand
nombre de Colombiens arrivés récemment en Equateur suite
aux conséquences des tensions internes qui touchent
leur pays.
La Constitution de l'Equateur reconnaît l'égalité absolue
devant la loi de tous les citoyens équatoriens, et bien
qu'on ne puisse nier la persistance de certains préjugés
racistes, la population équatorienne dans son ensemble
est bien intégrée. Il faut ainsi souligner la participation
des communautés indigènes – traditionnellement marginalisées
– à la vie politique. Elles disposent aujourd'hui de
nombreuses autorités locales et de représentants au
sein du Parlement équatorien.
La
langue prédominante, communément parlée dans tout le
pays, est l'espagnol, reconnue comme langue officielle,
de même que le quichua. Cependant, les populations indigènes
demeurant dans différentes zones géographiques parlent
également d'autres langues et dialectes, tels que le
shuarchicham,
l'achuar,
l'a'lingae, l'awapit, le záparo (reconnu par l'UNESCO patrimoine
immatériel de l'humanité), le secoya,
l'epera, parmi
tant d'autres. L'anglais est devenu langue de travail,
notamment chez les jeunes. Le portugais, le français,
l'italien, l'allemand sont des langues connues et pratiquées
par des groupes minoritaires de la population concentrée
dans les grandes villes.
En
résumé, on peut dire que la population équatorienne
est multiraciale, multiculturelle et plurilingue.
Pueblos de Ecuador
Abyayala.Nativeweb.org
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République
avec 3 pouvoirs indépendants: Exécutif, Législatif,
et Judiciaire.
Pouvoir Exécutif : Président M. Rafael CORREA
Eléctions : Le Président et Vice-président
sont élus tous les 4 ans à la majorité absolue
au suffrage universel. Les députés sont élus aux
niveaux national et provincial.
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Place
de l´Indépendence
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EXPORTATIONS
2001 (Source CORPEI)
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Il
y a 2 secteurs principaux: le pétrole et l'agriculture;
l'industrie de la crevette est en plein essor et un
troisième secteur en pleine croissance apparaît, le
tourisme.
Pétrole: il se trouve dans la partie amazonienne
où il est transporté par oléoduc à travers les Andes
jusqu'à la Côte pour y être raffiné et exporté. Le pétrole
représente 30% des exportations totales de l'Équateur.
Aliments: l'Équateur est un producteur
d'aliments.
Fruits tropicaux: de très grandes plantations
se trouvent sur la Côte. L'Équateur est le premier exportateur
mondial de bananes. Actuellement, le cacao attire de
nouveaux investissements ainsi que la floriculture.
Les nouveaux produits d'exportation sont: la mangue,
le melon et le fruit de la passion entre autres.
La crevette: principalement produite
dans le golfe de Guayaquil. L'Équateur est le second
producteur mondial de crevettes d'élevage.
Thon: premier producteur mondial de thon. Le
centre de l'industrie du thon se trouve à Manta un des
4 ports internationaux du pays (Guayaquil, Esmeraldas
et Puerto Bolívar).
Sur le plateau andin, se trouve les élevages laitiers,
les élevages lainiers et la floriculture.
Tourisme: Aux Galápagos et dans la région amazonienne
pour leur intérêt écologique. Sur la Côte et dans la
Sierra, pour leurs attraits naturels et culturels. Quito
et Cuenca sont Patrimoines Culturels de l'Humanité et
Galápagos et le parc Sangay sont Patrimoines
Naturels de l'Humanité.
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Congreso
Nacional
Le Congrès approuve les lois
et le Président peut s'y opposer par son veto. Les
lois sont réglementées par des décrets exécutifs.
Seul le Président a l'initiative des projets de
loi ayant une incidence sur le budget. Le Président
peut qualifier d'urgent un projet à caractère économique
et l'envoyer au Parlement; ce dernier a un délai
de 30 jours pour l'approuver ou le rejeter; dans
le cas contraire le projet entre en vigueur à la
fin de ce délai. |
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§
Il existe un système judiciaire
indépendant qui comporte une Cour Suprême, des
Cours Supérieures au niveau provincial et des
tribunaux.
§
Les investisseurs étrangers ont
les mêmes droits que les Équatoriens; il n'existe
aucune discrimination fiscale. La Constitution
garantit que leurs contrats ne pourront pas être
modifiés par des lois postérieures.
§
La communauté Andine a adopté un
cadre légal pour l'investissement étranger: La
décision No. 291. Le gouvernement équatorien a
réglementé cette décision par le décret exécutif
415 du 8 janvier 1993.
§
Les droits de la propriété intellectuelle
sont protégés par la loi No. 83 du 8 mai 1998.
§
On réglemente la "maquila
(sous-traitance)", (décret 90 du 3
août 1990).
La
Constitution Politique de l'Équateur (En Espagñol)
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